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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:29

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 13:52

Pouvez-vous m'introduire cordialement s'il vous sied ?

Pouvez-vous m'introduire cordialement s'il vous sied ?
Une heure de cours aujourd'hui. Et moi, toujours la dernière au courant des absences de profs, je bourre mon sac à fond ce matin, et arbore ma fameuse expression de début de semaine "Ne me parlez pas, mentalement je suis encore dans mon lit." Je me doute pas qu'à 10h15, j'ai fini.

En sortant, je repère machinalement ma nouvelle cible d'observation préférée. Monsieur Asiat mais pas trop, le premier Asiat dreadé que j'aie jamais vu de ma vie. Comme ça je dirais qu'il est en terminale, mais il est plutôt grand, et porte toujours un manteau du genre duffle coat, ça doit le vieillir aussi. Chaque fois que je le vois, je repense à cette vieille conversation avec Mimose sur les gens à qui on prête des origines asiatiques "par hasard" : Est-ce que c'est vraiment du sang asiat, ou une vague impression quand on le/la regarde ? (ex : Joseph Gordon Levitt)
Celui-ci, certains jours je jurerais qu'il en a vraiment. Et puis d'autres fois, je me dis qu'en fait non, c'est juste un air léger. Ou alors, il est métissé quelque-chose peut être..? J'ai horreur des gens qui ont besoin de savoir systématiquement l'origine d'untel qu'ils viennent de rencontrer, même quand c'est juste par curiosité. Mais pour une fois, je sens que mon esprit sera incapable de retrouvera la paix tant que je ne saurais pas ce qu'il en est.

Dire que je pensais jamais le revoir, ce bon vieux duffle coat dreadé. Y a pas loin d'un an maintenant, je l'avais croisé sur la rue de Tolbiac, avec nos corresp allemandes fraîchement débarquées. Il nous avait demandé sa direction pour aller je sais pas trop où, et je ne me souviens pas, mais devine, que l'on avait dû s'excuser sans être capable de lui dire quel chemin prendre. Le fait est qu'on habite dans une sorte de repère étudiant du 13e arrondissement, et quel que soit le moment de la journée, y a toujours quelqu'un pour nous demander le chemin d'une fac ou d'un métro pour s'y rendre. Je sais bien que depuis près de 7 ans que j'arpente cette rue, je devrais être renseignée, pourtant j'ai jamais été fichue de retenir le nom ou la direction d'une seule université. Je passe toujours devant, sans y faire gaffe, et visualise seulement un embouteillage d'étudiants autour d'un bâtiment, mordant dans un Panini. En fait, mes seuls points de repères se résument à : en bas, Monoprix, collège, bibliothèque, cinéma ; en haut, quartier chinois, location de DVD, Mcdo, BNP (---> ARGENT !!!)

Bref, TOUT CA POUR DIRE, que j'aurais jamais dû retenir son visage, à ce pauvre égaré, seulement je me suis dit : "Tiens, un Asiat' avec des dreads, c'est marrant j'en ai jamais vu :D". Et voilà comment mon cerveau a tiré le signal d'alarme le jour où je l'ai identifié par hasard dans un couloir du lycée. Depuis, mon esprit cherche et implore sans relâche le repos, alors je m'en réfère à votre opinion :

Si vous pensez que le duffle coat dreadé n'est pas Asiat, parce qu'il aurait des cheveux trop fins pour se faire des dreads, tapez 1. Si vous pensez que le duffle coat dreadé a possiblement des origines Asiat chez l'arrière oncle de sa grand mère, et que ça explique ce petit air typé, tapez 2. Si vous pensez que le duffle coat dreadé devrait choisir entre l'air solennel du duffle coat et plus décontract' des dreadlocks, tapez 3. Si vous pensez que le duffle coat dreadé est aussi asiatique que Joseph Gordon Levitt, tapez 4. Si vous pensez que le duffle coat dreadé est un alien, tapez 5. Si vous pensez que je devrais m'en foutre et rentrer directement chez moi après une heure de cours au lieu de débattre intérieurement sur les origines d'un type qui porte un duffle coat avec des dreads, tapez rien, c'est aussi mon avis.

PS : J'ai revu Le Concert pour la 3e fois hier avec ma mère (n'ayez crainte, cette-fois c'est la dernière), et je suis super triste en pensant à l'adage des vieux cinéphiles cyniques : "Un film qui vous renverse d'autant de façons différentes, faut pas en attendre plus d'un par an." Moi je veux paaas attendre un an encore pour ressentir ça, montée de frissons + noeud au ventre + envie de se lever à la fin de la séance quand les lumières se rallument mais pourquoi faire, ma vie est si insipide et dénuée d'harmonie comparé à ça + omg mais faut que je fasse quelque chose de moi, vite. Pourquoi je passe autant de temps au cinéma, ben.. Pour ça quoi.

Si vous allez le (re)voir, pensez à moi quand tout le monde se retrouve sur la Place Rouge, COMPLETEMENT VIDE, devant toutes ces tours rouges qui ont l'air fausses tellement c'est irréellement cool, les gens se serrent dans les bras avec leur valise, y a ces choeurs de ouf qui montent avec la musique (-> ici, l'extrait "Place Rouge" si ça vous intéresse) et le petit vieux trop choupi gueule un "Bonjouuur" en yiddish que moi juive indigne j'ai oublié, mais ça commence par Shalom non ? Voilà, génial ce moment, ça mérite d'être associé à mon souvenir.

# Posté le lundi 09 novembre 2009 09:54

Modifié le lundi 09 novembre 2009 16:06

hey, du, kleine android.

hey, du, kleine android.
__________________Facts of the day ~_____

✶ New Look en ce moment, c'est une explosion de fringues avec tulle ou dentelle. Autrement dit, un appel à la déchéance pour mon porte monnaie.

✶ Mary & Max, MK2 Bibli séance de 18H tout à l'heure. Rarement vu un "conte" aussi dépressif, envie de me noyer dans une mare de lait concentré en sortant de la salle.

✶ 'suis retombée sur mes bulletins de 3e et 4e en farfouillant dans un tiroir. C'est drôle comme chaque appréciation a une connotation ironique maintenant. Histoire-Géo : "J'espère que Sandra s'épanouira pleinement dans son lycée, bonne chance !" (y) J'aime bien Physique aussi : "On sent que vous maîtrisez votre sujet." Comment berner les profs en feignant l'intelligence, story of my life.

✶ Je meuuurs d'envie de retourner à Berlin pour les fêtes. Voir le marché de Noël, les maisons en pain d'épice, les illuminations de Potsdamer Platz, prendre un tram à minuit et squatter un banc de la Fête de la bière. (Ou pas.) Sans adulte évidemment, la présence de Annie Mi et Jo étant absolument requise.

Et OUI, je me rêve déjà des vacances alors que celles-ci se terminent tout juste. >< Il me faut bien une perspective un peu réjouissante pour m'aider à surmonter jeudi. (Bon sang, y a vraiment personne que je me réjouis de revoir d'ici là... J'ai déjà effacé les visages des gens de ma classe tiens.)

# Posté le mardi 03 novembre 2009 18:15

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 09:41

"Fuck off and die. :) And then die again. :)"

Hier et pour la première fois de ma vie, j'ai porté des faux cils. Bleus à paillettes. Et je me suis dit que ça valait un article éhé, voilà maintenant c'est chose faite. (Ca a quand même impliqué de surmonter ma peur irrationnelle d'un contact trop brusque avec mes paupières. Je sais pas combien de fois j'ai dû les badigeonner de colle et tirer dessus pour que ces saletés tiennent correctement.)
J'aurais pu aussi bien commencer l'article par "Aujourd'hui et pour la première fois depuis le début des vacances, j'ai ouvert un cahier", mais ça m'accable encore trop. Je le mentionne quand même parce que j'ai rarement été aussi désespérée et apeurée à l'approche d'une rentrée, et ça m'inquiète. Je me sens obligée de rudoyer un peu mon cerveau pour qu'il se fasse à l'idée. Rentrée rentrée rentrée. Non, toujours pas ? Bon.

J'ai passé une soirée sympa, à me goinfrer de crêpes aux myrtilles et à crier "KEMS.. ?" au hasard à chaque fois que Miléna levait un sourcil. Le film [Rec], c'était bien, et Joanna est toujours la maîtresse de maison parfaite, aux petits dejs les plus inventifs et cools qui soient. (Les haltères en fraises Tagada, mesdames et messieurs, si ça c'est pas de l'innovation.)

Quelques heures avant, avec Annie, on a traîné vers Notre Dame pour rendre visite aux chatons de l'animalerie. Et comme d'habitude, je me suis transformée en une grosse flaque de guimauve hululante et insupportable.
Qu'est ce qui fait que les chats m'arrachent toujours des hurlements d'attendrissement, ou admiration, ou soumission (... oui, soumission.) quelles que soient les circonstances ? Je sais pas. J'aurais bien dit que c'est parce que je suis une fille et je suis niaise par définition, mais je suis sûre que c'est beaucoup plus mystique que ça. Si j'étais poète, je dédierais un recueil à mon chat, sérieusement. Si je brodais, je ferais un chat en canevas géant, SI J'ETAIS PEINTRE, J'EN FERAIS UNE FRESQUE. Dans mon esprit, c'est genre : l'Humain, sale et fourbe < les Chats, touchés par la grâce. Et je me demande si c'est pas une sorte de psychose finalement aha.. ? :(
S'il vient un jour à l'esprit de quelqu'un de me dire "C'est ton chat ou moi.", ne soyez pas trop dégoûtés par la réponse, la concurrence est même carrément déloyale.

Bon, je sais pas comment j'en suis arrivée à raconter des bêtises pareilles alors que j'étais partie sur mes cils bleus. Je m'arrête, You have watched a disparu. (Dégoûtée par la réduction de délai par Megavidéo d'ailleurs, si on peut même plus regarder une heure de vidéo d'affilée, à quoi bon vivre ?)

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 12:05

Modifié le lundi 02 novembre 2009 15:54

Tu ne charcuteras point.

On l'entend assez souvent, on vit dans un monde relativement bien foutu. La chaîne alimentaire, la peau qui se régénère d'elle-même, Canalplus.fr quand on a raté le Petit Journal de Yann Barthès, toutçatoutça. Que de géniales et infaillibles inventions prévues par notre petite planète pour le confort de ses habitants. En fait on a beau se plaindre, y a quand même TRES PEU DE CHOSES que l'on pourrait qualifier d'inutile à la Terre et à son fonctionnement. Si on devait les lister, ça donnerait quelque chose comme :

1) Les vitesses au delà de 130 km/h dans les voitures civiles. (De toute façon elles sont pas autorisées, alors pourquoi est-ce qu'elles sont quand même mises à dispo ? Cas de force majeure peut-être, course poursuite avec un serial killer ?)
2) Christophe Maé (Non désolé mais non.)
3) Les dents de sagesse.

Et vous remarquerez que toutes ces choses auraient la même et unique fonction, s'il fallait vraiment leur en trouver une : nous faire chier. Preuve par trois :
- Si jamais on est amené à utiliser la première, on risque une prune, un point en moins sur le permis (peut être plus, j'en sais rien, je conduis pas ?), et accessoirement la mort.
- Lorsque l'on est confronté à la deuxième, les conséquences sont presque aussi fâcheuses : poste de radio éclaté contre le mur, crise d'urticaire mentale allant du refrain criminel fredonné toute la journée, au gros craquage convulsif ("ARGHH NON PITIE, JE RETIRE CE QUE J'AI DIT, IL A UN TIMBRE DE VOIX MAGNIFIQUE ET PAS DU TOUT SURJOUE, CA LUI DONNE UN CHARME HORS DU COMMUN, ARRETE TES CONNERIES ET ETEINS CA MAINTENANT"), j'en passe et des meilleures.
- Enfin, quand vient le jour de se faire extraire les dernières, on est parti pour une belle petite virée en enfer, qui laisse sa marque au point que le traumatisme lui-même exige d'être exorcisé par un article. Et ça tombe bien, l'article, le voilà \o/ (J'ajouterai que la lecture de ce qui va suivre ne convient pas aux âmes sensibles, ni aux écorchés vifs qui n'ont pas la nostalgie des bons moments passés chez leur dentiste.)

Ca commence avec une bonne heure à poireauter dans la salle d'attente : élémentaire. Les médecins à l'heure, ça n'existe pas. Et comme on leur est reconnaissant de préserver notre santé en général, on les en inquiète pas trop, mais quand même, je me demande... Qui c'est ce PUTAIN DE CLIENT qui se pointe à la bourre pour sa consultation à chaque fois, et suffit à décaler l'intégralité des rendez-vous suivants ?

60 minutes à tirer donc. 60 minutes, le temps de sentir bieeeen comme il faut, ce stress immuable qui monte crescendo. 60 minutes, le temps de se résoudre 100 fois à se lever et couper court au flux de musique classique que la secrétaire a cru bon de programmer sur la chaîne pour que tout le monde en profite. (Et puis, ne pas oser et se rassoir.) Et SURTOUT, 60 minutes à retourner les piles de vieux Galas moisis qui découvrent tout juste l'idylle d'Eva Longoria et Tony Parker, et croient encore que Michael Jackson offrira à son public la performance du siècle pour sa tournée d'adieu. 60 minutes, croyez-moi, c'est long. Y a qu'en devoir sur table de sciences éco que ça passe vite.

Enfin, alors qu'on commence à peine à se faire à l'idée de passer le restant de sa vie affalé sur le canapé au motif kitsch à écouter le "rrrrrremarquable orchestre de Philippe Papontoin, en exclusivité sur radio classique, RADIO-CLASSIQUE ! ♫", le dentiste sort de son antre, et c'est à nous. Ou à moi, plutôt. Voilà, les plus judicieux d'entre vous l'auront deviné, c'est moi qui y suis passé sous la fraise qui "vibre-et-fais-du-bruit-mais-ne-blesse-pas-c'est-promis" du gentil docteur, aujourd'hui. Ce que vous vous apprêtez à lire est donc une histoire vraie, à ne pas reproduire chez vous, ou alors si, si ça vous chante, reproduisez, et envoyez moi des photos après que je me marre un peu.

Au chapitre 1 des supplices inhumains endurés grâce aux dents de sagesse, mon dentiste proudly presents : Les Paroles Réconfortantes. Mais si, elles sont supposées l'être, à la base. On sent que le type s'est toujours pas fait à l'idée d'être détesté par le monde entier pour le simple fait d'avoir choisir formation chirurgie-dentaire-et-sanguinaire après le Bac. V'là donc qu'il essaye de passer pour le gentil docteur. "Alors, anxieuse ? Il faut pas, tu vas voir, ça va passer vite. Tu peux déjà t'installer - hop-là ! - sur le siège. Ca va l'appui-tête ? :)" (Les "hop-là", "zou !" et cie, c'est un truc de médecins, ça doit faire partie d'un jargon spécifique sans lequel on les laisse pas passer en classe supérieure à l'école des Sanguinaires.)
Il croit que c'est rassurant, alors il déballe et explique tout son petit matériel : "Voilà, c'est impressionnant mais tu sentiras rien, t'en fais pas. J'en ai besoin pour décoller la gencive autour de l'os, dégager la racine et - hop-là ! - tirer d'un coup avec l'énoooorme pince que tu vois là. Et faire gicler ton sang. :) Allez zou, c'est parti !"

Là, on passe au chapitre 2 des sup. inh. des d. de sagss, et sans doute le plus humiliant. L'Anesthésie. Humiliant, parce que ça oui, ça l'est de constater que les piqûres seules font plus mal que l'intervention elle-même. Ca pique même pas, ça PINCE en fait. Serré et tenu dans la gencive, avec ce goût amer qui s'immisce de partout et accompagne la douleur. Minuscule et mordante à la fois, pas agressive au point de pousser un hurlement, mais lancinant au point de réprimer un petit couinement et se mettre à réciter Le corbeau et le renard en boucle dans sa tête pour plus penser à l'aiguille plantée dans sa gencive. ("Notre père qui êtes aux Cieux, tenait dans son bec à fromage...")

Et puis après, Chapitre 3 : Les Larmes. Euh, ça concerne que moi ça peut-être.. ? :( C'est l'après coup de la longue heure en salle d'attente je dirais, qui a seulement été comblée par le rien, le stress, et l'orchestre de Philippe Papontoin. Et le choc après le rien, c'est.. ben, choquant.
Je devrais peut-être pas mettre les larmes au même niveau que le reste des supplices, puisque techniquement, elles sont la conséquence et non la cause du tourment lui-même. Mais bon, faut les replacer en contexte aussi. Visualisez les sanglots de petite fille de 4 ans sur une grosse face bouffie et écartelée par les pinces de grande fille de 15 ans. A moitié étranglée par le tuyau qui aspire la salive, la tête renversée, les doigts crispés sur la nappe stérile dont le dentiste m'a drapée pour y poser ses instruments (me prenant pour une table peut-être?) et complètement exposée à son regard de Sanguinaire et à celui de son assistant muet. Humiliation, deuxième édition. "Ben alors, c'est quoi ces larmes de crocodile ?" (Retranscription des pensées de Sandra à ce moment précis : "Si votre ramage, se rapporte à votre plum.. Euh, ta gueule.")

Et puis à ce stade, trop c'est trop, je vous fais grâce du charcutage final. Je ne vous parlerai pas du morceau d'os qui jaillit, sanguinolent, du gouffre de ma bouche grande ouverte, du cri de triomphe sadique du dentiste, "LA VOILA, ELLE EST SORTIE !", et de toutes ses charmantes petites transactions retranscrites en direct pour ne rien m'épargner. ("Hop-là, j'éponge le sang avec une compresse de gaz, maintenant je fais les points de suture avec le fil de nylon, zou, tu vas sentir une pression, c'est l'aiguille qui pénètre dans la chair.")

La dernière étape (last but not least) , c'est le Grand Retour en Enfance. (Déjà amorcée avec les larmes comme je vous l'entends penser, blah blah blah.) D'ailleurs, si je devais illustrer cette partie, je choisirais un ENORME pot de purée de carotte à la Blédina, et un montagne de poudre blanchâtre (antibios écrasés) grossièrement mélangée à de la compote de banane. Sisi, je vous jure, de BANANE. C'est une toute nouvelle saveur de la gamme Pom'pote. Je vous dirais bien que c'est immangeable, puisque ça fait partie du dernier Grand Supplice imposé par l'extraction des d.d.sagss, mais le pire, c'est que c'est pas mauvais. Ce qui veut pas dire que je me serais pas volontiers tapée un bol de Frosties à la place. (Ouais j'ai une notion assez particulière des desserts à dix heures du soir.)

A présent, here I am, assise à mon bureau, achevant de relire mon super résumé tandis que les effets de l'anesthésie sur ma mâchoire insensibilisée se dissolvent lentement. Je sens déjà le goût de rouille, caractéristique du sang, qui s'insinuer sur ma langue, et je pense.. qu'on m'a même pas acheté d'Haagen Dazs. :(
Maintenant y a plus qu'à attendre de voir - surpraïse surpraïse -, quelle sera la circonférence de ma joue demain. Après toutes les souffrances déjà endurées, j'ai curieusement foi en mon corps, et j'ai l'étrange conviction que je gonflerais pas tant que ça. Peut-être même que je pourrais sortir la rue sans être montrée du doigt comme une abominable mutante mi humaine mi hamster. Mais c'est à voir.

Sur ce mes petits loulous, je vais me coucher - sur le côté gauche -, et je vous dis à la prochaine pour l'extraction des deux suivantes. Oui parce que c'est pas fini aha, jamais deux sans quatre, on vous l'avait pas dit ? :)
Kissoux kissoux tous doux.

PS : Le stand de réclamation de bonbons pour ceux qui ont lu l'article du 25 septembre en entier se tiendra ici, ou où vous voudrez, de toute façon j'avais pas vraiment l'intention de vous en donner hinhin. Mais je suis touchée par l'intérêt que me portent mes fidèles lecteurs.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 18:29

Modifié le mardi 27 octobre 2009 06:28